À trois semaines des élections législatives du 27 octobre, Israël entre progressivement dans la dernière ligne droite d’une campagne qui s’annonce particulièrement disputée. Les questions de sécurité, de diplomatie, d’économie et surtout de gouvernance occupent une place centrale dans les débats, alors que les électeurs restent profondément divisés sur l’avenir politique du pays.

Ce samedi 3 octobre, la tension politique était également visible dans les rues. Des manifestations contre le gouvernement et le Premier ministre Benjamin Netanyahu se sont déroulées dans plusieurs endroits du pays, du nord au centre, notamment près de Haïfa, de Nahariya, de Zikhron Yaakov et sur plusieurs grands axes routiers. Des rassemblements étaient également organisés autour de commémorations liées au 7 octobre.

Autre élément important de cette campagne : la participation des partis arabes. La Cour suprême israélienne a récemment annulé certaines décisions de la Commission électorale centrale qui avaient écarté des listes arabes, mais le retrait du dirigeant de Balad, Sami Abu Shehadeh, a depuis modifié la configuration politique.

Dans ce contexte, chaque voix pourrait compter dans un scrutin où la constitution d’une majorité parlementaire dépendra des alliances possibles après le vote. Les différents partis disposent désormais de quelques semaines pour convaincre les électeurs encore indécis et mobiliser leur électorat.

Une chose est certaine : le 27 octobre, les Israéliens ne voteront pas seulement pour des partis, mais aussi sur leur vision de l’avenir du pays, après plusieurs années marquées par la guerre, les tensions sociales et une forte polarisation politique.